21/01/2009

Chanéac (1931-1993)

Chanéac, de son vrai nom Jean-Louis Rey, né en 1931, a d'abord eu une vocation de peintre puis en vint à étudier seul des proto­types de cellules industrialisables en usine de forme hexagonales, carrées et rectangulaires. 

Pour ces cellules, il envisagea tous les matériaux, du béton aux matières plastiques et déposa en 1960 un premier brevet sur des cellules juxtaposables et superposables en matière plastique. 

En 1962, il créait les "cellules proliférantes", éléments préfabriqués tridimentionnels proliférant dans tous les sens.

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Chanéac: cellules juxtaposables et empilables.

L'année suivante, Chanéac proposait son système de "villes cratères" et ses "araignées d'espace". La ville cratère constitue un paysage artificiel composé à l'aide de six éléments: 

  1. les cratères de circulation sont des infractuosités dans le plateau artificiel: c'est l'ancienne rue entièrement abandonnée à la circulation mécanique;
  2. les collines artificielles, remparts contre le bruit des canyons, s'élèvent de chaque côté: canyon des bureaux, dépôts ou ateliers et sur l'autre face, en gradins, des habitations avec terrasses individuelles. Les deux premiers niveaux des collines sont réservés aux parkings ou dépôts;
  3. les cratères résidentiels sont créés par les collines artificielles qui enserrent de vastes espaces où le paysage existant est respecté;
  4. le plateau artificiel est constitué par la dernière dalle des collines artificielle: c'est un lieu où l'on se rencontre, un lieu idéal pour im­planter les bâtiments sociaux et culturels;
  5. les superstructures se dressent au-dessus du plateau artificiel et permettent d'augmenter la densité et de créer des habitations ou des bu­reaux;
  6. les cellules parasites sont des éléments volumétriques habitables pro­duits en grande masse par l'industrie ou construits spontanément par les individus et peuvent s'implanter sur les terrasses des habitations. 

Cette ville permet de répondre aux besoins d'arrachement et de mobilité des individus. Entre un passé respecté, un présent bien vivant et un fu­tur possible, il s'établirait une osmose qui permettrait de garder une âme à la ville d'aujourd'hui. 

En 1963, Chanéac a poursuivi ses recherches par ce qu'il a appelé une "étude de macrostructures antitechnologiques" et de "structures spatiales organiques". Les premières, formées d'éléments de base en Y, disposés dans l'espace selon quatre distensions de plans et liaisonnés entre eux à l'aide de tétraèdres réguliers, ont des arêtes courbes déterminant des sphères disposées en quinconce dans l'espace. Dans leurs manières de diviser l'espace, et leurs combinaisons possibles, ces structures représentent en effet une tentative de renouvellement des structures en vue de trouver des solutions qui ne soient pas uniquement technologiques, mais aussi plasti­ques. 

Les secondes, formées de barres creuses liaisonnées à des sphères creuses, rompent délibérément avec la conception classique de l'habitat. Les barres creuses, entre les sphères habitables, pourraient être utilisées non seulement pour le passage des canalisations mais aussi pour les voies de circulation horizontales ou obliques

20:30 Écrit par Luckybiker dans 07 Seconde moitié du XXe siècle | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : chaneac |  Facebook |