06/03/2009

L'utopie au service de l'ordre

Le désir de l'ordre, dans le désordre de la civilisa­tion industrielle, a conduit les utopistes au goût de la symétrie, de l'uniformité. Leurs systèmes sont souvent simplistes et leur institutionnalisme fixiste conduit à une atmosphère irrespirable qui est celle des grandes villes actuelles. 

Concrétisant certaines grandes idées, le XXe siècle verra s'amplifier les aberrations du XIXe: dictature urbanistique de l'administration et de l'Etat, urbanisme spéculatif, idolâtrie de la ligne droite et éventrement des villes, tyrannie de l'utilitarisme, domination de la ville sur l'habitat et l'habitant, destruction du centre des villes par le secteur tertiaire, ségrégation des activités, etc. 

Après Le Corbusier et le Bauhaus qui ont défini les normes esthétiques du grand ensemble et du design des objets industriels, les architectes ont cru pouvoir maîtriser la ville. Pendant quarante ans, ils ont entrevu la cité idéale. Sur le papier, leurs villes s'articulaient comme de belles mécaniques. Elles ne font plus guère illusion. L'architec­te est devenu le valet des promoteurs, des banques ou de l'état. Ses grands projets ne lui appartiennent pas. Accablé sous la contrainte, il prend la fuite. 

Charles Jencks.

Jusqu'à aujourd'hui la plupart des solutions qui nous ont été proposées entraînent, quoiqu'elles veuillent s'en défendre, une schématisation des formes complexes de l'organisme urbain qui, sous des formes extérieures plus originales et plus fantaisistes, serait plus radicale encore que le système d'échiquier bidimensionnel. 

Aujourd'hui encore, l'idéologie technologique reste un concept social do­minant expression plastique d'un futur dément et mégalomane livré aux technocrates: la morale des mégastructures est celle de l'hygiène, de la production, de l'ordre social réalisé à travers la famille stable et cellu­laire, le tout optimisé par ordinateurs. 

abel grimmer [Web520]


Abel Grimmer: La Tour de Babel

L'utopie technologique a fait un temps illusion, avec la productivité, l'ordinateur sacré, les super, méga ou substructures. L'architecte a cru, pendant un temps, pouvoir dépasser le problème social par la science. Les utopies technocratiques des années 60 et 70 n'ont, en fait, servi que de tremplin, de brèche, de publicité coup de poing pour forcer le passage. Elles n'avaient pas d'autre but. Dans leur effondrement, elles ont laissé un vide salutaire, mais un vide tout de même. 

Pour tenter de le combler, les jeunes architectes ont réagit en refusant catégorique­ment les voies mornes de la planification des lignes droites désespérantes de l'urbanisme, cette vie découpée, classée, ordonnée, asservie a des notions de rentabilité et de profit. 

Les uns luttent pour l'aménagement précis des vieux quartiers chargés d'histoire ou se lancent dans l'autosubsistance par la récupération en gros des déchets. Les autres s'aventurent dans des projets bouffons ou charmeurs et cherchent à détourner par l'humour le sens morbide de la ville. Dès lors, c'est le délire complet, porteur d'idées résolument neuves, mobiles et extensibles, en réaction directe contre tout académisme technologique. Ces quelques idées maudites et non acceptées seront, peut-être le mince filet de notre espérance. 

Créateurs formels et déments, esprits anti-autoritaires et utopiques, recher­che du sens profond des traditions, il ne manque plus aujourd'hui qu'une réaction chimique de synthèse pour rendre enfin le possible possible.

18:00 Écrit par Luckybiker dans 11 Conclusion | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

05/03/2009

Le XIXe siècle inspire le XXe

Les socialistes du XIXe siècle, les poètes, les roman­ciers utopistes n'ont guère été pris au sérieux par leurs contemporains. En fait, ils étaient avant la lettre des "futurologues". 

Les utopistes du XIXe siècle ont été les grands réalistes de leur temps. Non seulement, ils ont tout compris, mais ils ont tout prévu. Les deux grandes idées-forces du XXe siècle, l'urbanisme spatial et sou­terrain, sont esquissées au XIXe par Haussmann, Olmsted, Hector Horeau, Eugène Henard et bien d'autres. 

L'idée de la séparation des piétons et des véhicules est aussi une idée du XIXe siècle qui se concrétisa par la création des passages couverts qui esquissaient déjà l'idée du centre commercial et constituaient un début de climatisation de la cité qui demeure pour l'instant et plus encore qu'alors une utopie. 

La séparation des circulations à pour parallèle, chez les utopistes du XIXe siècle, la séparation des fonctions de la cité, ce que le XXe siècle a avalisé sous le nom de zonage. 

langues_babel [Web520]


Lucas Van Valckenborch: La Tour de Babel (XVIe siècle)

En un mot, idéologues et pionniers du XIXe siècle ont inventé toutes les théories qui allaient être reprises au siècle suivant pour être développées et, parfois appliquées. 

Ils ont conçu:

  • la cité-jardin,
  • la cité-satellite,
  • la ville linéaire (Con­sidérant, Soria y Mata, Tony Garnier),
  • l'école et l'usine verte,
  • l'unité de voisinage,
  • les constructions pluri-fonctionnelles,
  • les sols artificiels,
  • les pilotis (Howard, Tony Garnier),
  • l'architecture suspendue (Bogardus),
  • le mur-rideau,
  • le plan libre et flexible (Wright, Loos, Perret, Tony Garnier),
  • les grandes portées (Polonceau, Dutert, Contamin, De Dion, Eiffel),
  • la ver­ticalité (Antonelli, Eiffel, Sullivan),
  • l'industrialisation du bâtiment (Cabet, Paxton),
  • la mobilité (Moreau, Richardson),
  • le toit-terrasse(Cabet, Richardson, Moreau, Tony Garnier),
  • la voûte ondulée,
  • les dalles-champi­gnons,
  • les arcades paraboliques (Gaudi, Guastavino),
  • l'architecture-sculp­ture (Facteur Cheval, Gaudi), etc.. 

Précurseurs de l'avant-garde technologique du XXe siècle, les utopistes du XIXe ont pu, grâce à leur sens des conditions matérielles et sociales de leur époque, établir des plans de groupe d'habitations collectives et même parfois de villes qui purent se réaliser plus ou moins complètement et avec plus ou moins de succès, mais eurent, en tous cas, une influence prépondérante sur l'architecture sociale qui en résultat. 

Le plan type du phalanstère, établi par Fourier et réalisé, entre autres, par Godin, eut une seule réplique contemporaine valable: l'unité d'habi­tation de Le Corbusier, mais il a subi une détérioration idéologique telle­ment considérable sous la forme de HBM et des HLM qu'il est presque indé­cent de vouloir en faire la comparaison.

18:45 Écrit par Luckybiker dans 11 Conclusion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/03/2009

Expérimentations mentales

L'utopie ne se laisse pas appréhender comme sujet de la réflexion. Elle n'en est que l'objet direct ou indirect. 

Jacques Ehrmann. 

L'utopie est le commencement de la science et une foule d'inventions ont du commencer comme un jeu utopique. 

Raymond Ruyer. 

Les utopies sociales ou techniques sont en effet des expérimentations men­tales. Dans une société homogène, l'expression utopique est rare. On ne trouve pratiquement pas de récits utopiques, par exemple, dans la cité chrétienne médiévale. Par contre, les utopies surgissent en force à la Renaissance, période de déséquilibre et de mutation. Le XVIIIe siècle qui accuse l'effondrement des valeurs médiévales, le XIXe siècle qui entérina la civilisation industrielle, sont les grandes périodes de la littérature et des projets utopiques.

Babel Gustave Doré [Web520]


Gustave Doré: la Tour de Babel

19:45 Écrit par Luckybiker dans 11 Conclusion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/03/2009

Les villes absurdes de Superstudio

LA PREMIERE VILLE. 

Des lignes continues de bâtiments s'entrecroisent en un filet rigoureux et carré. Chaque habitant vit éternellement dans une cellule qui satisfait tous ses désirs. S'il manifeste des signes de rébellion contre cette perfec­tionna cellule se contracte sur elle-même et l'écrase. 

LA VILLE LIMAÇON. 

Cette cité est une vis sans fin qui progresse, pénétrant automatiquement dans les entrailles de la terre. Quand ils naissent, les hommes habitent dans les étages supérieurs. En vieillissant, leur cellule d'habitation s'enfonce dans le sol en même temps que la ville. 

NEW-YORK SUR CERVEAUX. 

Un cube de cent quatre vingt pieds de côté contient 10.000.450 cellules dans lesquelles vivent les cerveaux concentrés sur leur méditation, libres d'étendre leur folie ou leur sagesse. Ces cerveaux survivront à la destruc­tion de l'humanité sans devoir rien faire et finiront par être seuls. 

continuous monument 1969-1971 [web520]


Superstudio: Continuous Monument - 1969

CITE DANS L'ESPACE. 

Dans cet immense astronef, les habitants dorment depuis leur naissance jus­qu'à leur mort et vivent leur vie en rêve. Lors de leur retour sur terre, les membres d'une nouvelle génération d'hommes trouveront, un nouveau paysage et ils seront heureux. 

CITE DES DEMI SPHERES. 

Les habitants vivent dans des sarcophages transparents reliés à des demi sphères qui flottent dans l'air et contiennent toutes les sensations. 

CITE BARNUM. 

La ville repose sous une énorme tente de cirque suspendue à d'immenses aérostats. Elle a la forme d'un énorme cylindre métallique de 2 kilomètres de haut: la cité modèle réduit se trouve à l'intérieur de ce cylindre. Chaque visiteur de la ville est relié à un robot miniature qui se déplace à l'intérieur du cylindre et lui communique toutes les sensations qu'il reçoit. 

continuous monument 1969 [web520]


Superstudio: Continuous Monument - 1969

LA VILLE USINE. 

À la tête de la cité, la Grande Usine à 6 kilomètres de large et 100 mètres de haut. Elle exploite la terre et le sous-sol et transforme les ressources naturelles en des éléments de la ville qui progresse ainsi de 1,50 mètre par jour. La plus grande aspiration de tous les habitants est de vivre dans les nouvelles sections de la cité qui sont toujours plus perfectionnées mais se détruisent tous les quatre ans. 

LA CITE CÔNIQUE AUX MILLE TERRASSES. 

La cité se constitue de cinq cents plates-formes circulaires entassées les unes sur les autres. Chaque habitant reçoit des ordres de la rangée supé­rieure et les transmet à la rangée inférieure. Chacun peut se libérer des ordres en grimpant de rangée pour parvenir à la plate-forme supérieure d'où découlent tous les désira et les aspirations de la cité. 

VILLE MACHIHE.

L'homme vit dans une machine qui satisfait tous ses désirs primaires. La machine fertilise elle-même. 

Douze cités ideales 1972 [web520]


Superstudio: Douze cités idéales - 1972

GITE DE L'ORDRE. 

Dans cette cité apparemment normale tout fonctionne à la perfection. En fait, les habitants, quoique gardant leurs formes originales, sont, à chacune de leur rébellion contre l'ordre établi, transformé peu à peu en robot. 

CITE DES SUPERBES DEMEURES. 

Chaque noyau familial se voit attribuer un espace fixe où les habitants peuvent passer leur vie à travailler pour construire et décorer leur habitation. On peut construire aussi haut qu'on le désire, mais les façades doivent être décorées par de grandes fresques dont le sujet est laissé aux goûts de chacun. 

CITE DU LIVRE. 

Des séries d'immeubles parallèles de dix mètres de haut, trente mètres de large et dix kilomètres de long sont séparés par un espace de trois mètres. Les habitants choisissent de vivre à la lumière naturelle de la rue ou à la lumière artificielle des tunnels. Chaque citoyen porte le livre attaché par une chaîne autour du cou. Ce Livre conditionne le comportement de chacun par des règlements éthiques (lisibles à la lumière naturelle) ou des règlements de survivance (lisibles à la lumière artificielle). 

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Superstudio: San Francisco - Un cube de forêt sur le Golden Bridge - 1972

19:30 Écrit par Luckybiker dans 10 Exemples, projets et théories | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : superstudio |  Facebook |

02/03/2009

Auroville

Auroville, la cité de l'aurore, près de Pondichéry, sur la terre du Bengale, sera aussi la ville de la paix et de l'harmonie, une capitale du "bonheur au-dessus de toute croyance, de toute politique et de toute nationalité". 

Créée par le philosophe et penseur mystique Sri Aurobindo, elle a été prise en charge par ses héritiers, la Sri Aurobindo Société, et sera construi­te par une équipe d'architectes et d'urbanistes français. Elle coûtera 350 milliards d'anciens francs. 

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Conception du centre de Auroville

Une ville pour 50.000 habitants. 

Roger Anger, l'un des gestionnaires du projet, déclare: 

"La notion de ville ne doit pas, à Auroville, se confiner dans des formes rigides et préétablies, mais au contraire per­mettre toutes les libertés d'organisation autour d'un point d'attraction magnétique qui symboliserait son message. Ce point d'attraction sera le grand sanctuaire, ou temple de la vérité, qui se dressera au centre de la ville spirituelle. 

A partir de là, nous avons opté pour un plan d'urbanisme radioconcentrique qui s'organise autour de ce jardin de l'unité. Il ne nous semble pas en effet que pour une ville dont la population ne devra pas dépasser 50.000 personnes, le radioconcentrisme puisse constituer un handicap à un moment quelconque." 

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Plan et maquette de Auroville


Agrandir le plan


Vue aérienne d'Auroville dans sa situation actuelle.

- Au sud, la zone résidentielle, la plus vaste, comprendra différents types de bâtiments, qui se développeront dans une grande variété d'implantations parmi les jardins, les places et les rue. Cette zone traduira la volonté de mettre les habitants en contact avec les expressions multiples de l'art contempo­rain pour créer un cadre de vie favorable au développement du sens de la beauté et de l'harmonie sous toutes leurs formes,

- A l'est, la zone culturelle avec ses facultés, ses fondations scientifiques, ses instituts divers, sera destinée à concentrer la connaissance de l'huma­nité et à la développer. Artistes et savants de tous les pays s'y consacre­ront à leurs travaux en toute indépendance d'esprit. Des installations sportives et nombreuses y seront créées, le développement harmonieux du corps étant ici considéré comme une base primordiale de l'évolution de l'homme. 

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Auroville: cérémonie sur la place centrale

Quinze ans pour construire une ville. 

- A l'ouest se trouvera la zone internationale où les pays désireux de s'associer à cette œuvre élèveront leurs pavillons comme de véritables ambassades de leur culture, de leurs arts et de leurs techniques. Ce sera donc surtout une zone de rencontres et d'échanges pour la construction de laquelle on prévoit le concours des architectes de chaque pays. 

- Au nord enfin, la zone industrielle regroupera toutes les activités pro­ductrices de l'industrie lourde à l'artisanat. Elle vivra en symbiose avec un vaste complexe agricole qui s'étendra sur toute la périphérie d'Auroville. Un centre thermonucléaire fournira l'énergie nécessaire à la ville et permettra entre autres de faire fonctionner une usine de désalinisation d'eau de mer .Comme dans le reste de la cité, les bâtiments industriels participeront pour une recherche très poussée des formes architecturales à la qualité urbanistique de l'ensemble. 

Auroville [web520]


Auroville: le pavillon central

L'équipe réunie autour de Roger Anger est actuellement au travail pour étudier les plans d'exécution. La Sri Aurobindo Société procède déjà à l'acquisition des terrains. Les premiers travaux d'infrastructure commence­ront en 1968. A partir de cette date, la ville sera construite en quinze ou vingt ans par étapes. Son financement sera assuré par les fonds propres à la Sri Aurobindo Société et diverses participations internationales. 

Auroville ne sera pas un second Chandigarh, sa conception urbanistique et son architecture sont radicalement opposées à celles de Le Corbusier. Elle aura néanmoins comme point commun avec la capitale du Pendjab d'être issue du génie français qui aura ainsi donné aux Indes deux expressions différentes de sa richesse. 

ARCHITECTES: Roger Anger, Mario Heymann et P. Braslawsky
URBANISTES: Miglierina, Alexandroff et Ch. Gianferrari 

Texte de Marc Gaillard publié dans la revue ARTS ET LOISIRS - N° 69 du 18 au 24 janvier 1967.

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Auroville: le laboratoire des langues.

 

 

18:30 Écrit par Luckybiker dans 10 Exemples, projets et théories | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : auroville |  Facebook |

01/03/2009

De l'utopie indienne à l'utopie critique

Les deux exemples que nous analysons dans les pages qui suiveront sont assez représentatifs, à mon sens, des deux tendances d'utopies qui se sont manifestées dans la deuxième moitié du XXe siècle. 

Le premier exemple est celui du projet d'une cité indienne appellée "Auroville" réalisé en 1966 par une équipe française dirigée par Roger Anger

Cette ville se situe dans la lignée des villes idéales rêvées par un philosophe. Le texte reproduit ci-après a été publié en janvier I967, mais il ne nous a pas été possible, faute de document, de pouvoir vérifier si les prévisions de son auteur ont pu jusqu'à présent, être partiellement ou totalement réalisées. Cet exemple de ville idéale n'en reste pas moins représentatif. 

Le second exemple est celui que nous proposent six jeunes architectes italiens, membres du groupe Superstudio : huit villes idéales, l'apothéose de vingt siècles de civilisation où l'homme se complaît dans sa propre perfection. Ces huit villes sont l'exemple même d'une nouvelle sorte d'utopie que l'on pourrait qualifier de conceptuelle: c'est l'utopie-critique qui vise à tourner en dérision et qui ne se prend même pas au sérieux. Elle vise simplement à nous mettre en garde contre ce qui "pourrait exister" ou, peut-être, contre ce qui pourrait "devoir exister". En un mot, elle nous met en garde contre elle-même et contre toute autre forme d'utopie avant-gardiste...

28/02/2009

Paul Maymont: ville lunaire.

Paul Maymont a publié, lui aussi, un projet de ce que pourrait être une ville lunaire. De profil, elle ressemblerait à une sorte d'éventail ouvert. L'ossature serait constituée par des mâts tubulaires et des câbles préten­dus. Les revêtements seraient en toile d'acier et en matières plastiques. 

Quant aux fondations, constituées de cônes en tissus d'acier, ceux-ci seraient remplis de matières lunaires pulvérulentes. Le volume intérieur, climatisé, permettrait de créer une sorte d'oasis. 

Mais n'abordons-nous pas déjà les rives du IVe millénaire? Nous laissant aller aux griseries de la science-fiction, nous risquerions de faire oublier qu'à l'exception de quelques hypothèses non encore vérifiables tous les projets dont nous avons parlé sont immédiatement réalisables...

Paul Maymont - Ville lunaiure [web520]


Paul Maymont: ville lunaire.

18:00 Écrit par Luckybiker dans 09 Vers le XXIe siècle | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : maymont |  Facebook |