09/03/2009

Echec de la cité idéale.

Pourquoi les cités idéales établies aux XIXe et XXe siècles aussi bien bâties dans les textes sont-elles restées sur le papier? La rencontre entre le possible et le concret serait-elle aussi problématique? 

Si les utopies, qu'elles soient apparemment réalisables en purement fan­taisistes, semblent devoir mentalement déboucher sur le néant, c'est avant tout parce que son rôle n'est que de servir d'exutoire à toutes les socié­tés qui cherchent refuge dans le rêve pour échapper au sentiment d'angois­se qui les déstabilise. 

Les utopies, en ignorant les problèmes de leur siècle, montrent que les objectifs, l'organisation ou le caractère d'une communauté nouvelle peuvent être en contraste ou en contradiction avec les normes ou les lois du moment. 

De plus, toute utopie n'est que le résultat d'un travail plus ou moins artisanal qui, faute de moyens, prive généralement son auteur de toute personnalité et, par conséquent, amène une carence d'une véritable culture. 

Enfin, nous ne nous sommes pas encore débarrassés d'un certain héritage qui prétend que le bon est sensé produire le beau (et via et versa), con­fusion particulière à la pensée utopique. De même, le moment est venu de ne plus associer "nouveau" et "bien" et de préciser que "nouveau" ne signi­fie rien quand il ne fait que rompre avec le passé mais n'a de sens que s'il apporte une contribution positive à l'avenir. 

babel_1554_salomon [Web520]


Salomon: Babel (1554)

L'erreur esthétique n'est que l'autre face de l'erreur éthique. Elle consiste à croire qu'il existe une forme qui permette aux hommes d'habiter; il suffit de trouver cette forme (ce modèle, ce plan) dans laquelle les hommes se "mouleront" parfaitement parce qu'elle coïncidera avec leur "nature" pour résoudre tous les problèmes. 

Jacques Ehrmann.

Devant l'échec de l'utopie, il ne restait plus à l'architecte qu'à consi­dérer celle-ci comme une fin en soi et refuser ainsi une bataille concrète ou, alors, s'adapter avec myopie aux règles du jeu économique et tomber ainsi dans la banalité architecturale. 

Ces deux tendances opposées auront pour conséquence de créer chez le pu­blic une réaction de méfiance ou d'indifférence vis à vis d'une architec­ture qu'il considérera comme étant le monopole de la politique et de la spéculation. Une autre attitude tout aussi négative consistera à subir le milieu urbain avec fatalité.

19:15 Écrit par Luckybiker dans 11 Conclusion | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

Commentaires

Va chier l'utopie ce la meilleur chose jaime ca la ville idéale ca ROCK!

Écrit par : utopia #1 | 31/03/2009

bosss

Écrit par : tout | 21/01/2011

le boss

Écrit par : t | 21/01/2011

YEAAAAAAAAAHHHHHHHH VIVE METALLICA!!!!!

Écrit par : YAAA | 04/02/2011

J'aime les frites et la pizza

Écrit par : Jean-Mohammed | 22/01/2013

J'aime les frites et la pizza

Écrit par : Jean-Mohammed | 22/01/2013

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