26/02/2009

Une vision d'avenir

Selon la vision des années septante, contrairement à nos villes actuelles qui sont des désert minéraux, les villes de demain devraient être transparentes et répondre au postulat de l'urba­nisme spatial: elles se présenteront comme de échafaudages supportant les cellules d'habitation entre lesquelles l'air, la lumière circuleront. De plus, la nature sera sous la ville, non pas la nature factice de ce que l'on appelle aujourd'hui "espace vert", mais la nature sauvage ou cultivée. Les notions de secteur urbain et de secteur rural se trouveront ainsi singulièrement dépassées, et l'interpénétration de la ville et de la campa­gne, qui est une des aspirations de notre temps, rigoureusement accomplie. 

Grâce à une climatisation progressive de la ville puis, vraisemblablement, de régions entière sinon du globe lui-même, l'homme pourra procéder à un remodelage climatique et géographique du sol. Une fois les terres habitables climatisées, le logement n'a plus besoin que d'être une sorte de peau donnant l'intimité ou l'isolement souhaité. Une sorte d'architecture imma­térielle est donc alors envisageable. 

Les supports disparaîtront presque complètement et, lorsqu'ils existeront, on ne les remarquera plus. Les murs, les fenêtres et les portes subiront également des transformations profondes. Je pourrais m'imaginer qu'il n'y aura plus rien d'autre que des surfaces transparentes, opaques ou mobiles. 

Konrad Wachsmann. 

Il y aura des maisons dont les quatre murs seront tendus d'une fine membrane transparente maintenue par pression d'air (...). Dans les cellules destinées au sommeil, le climat sera plus tempéré; dans le volume enveloppant, il peut être vif. Par beau temps, les murs et le toit s'ouvrent, tout devient espace extérieur," 

Dès à présent, connaissant les propriétés physiques et chimiques de l'air, nous pouvons imaginer un équipement qui permettrait de construire des volumes sans emploi de matériaux. Pour l'instant, la dépense d'énergie nécessaire est trop élevée. Mais le jour viendra où nous saurons nous passer de matériaux de construction." 

La limite de l'art architectural tend en effet vers un art pur, dans un espace pur. (... ). Mais l'homme aurait encore le goût de planter autour de lui un décor qui lui procure des satisfactions purement esthétiques. 

Frei Otto. 

A la limite de l'aventure architecturale se situera donc un autre art de l'arrangement de l'espace.

 Precontinent II Mer Rouge 1963 [web520]

Precontinent II Mer Rouge 1963 Station superieure [web520]


Habitat sous-marin: Précontinent II, Mer Rouge - 1963

Enfin, il est un domaine qui n'a pas encore été exploité par l'architecte: le monde aquatique. Ce n'est d'ailleurs pas seulement d'urbanisme sous-marin qu'il faut parler, mais plutôt d'urbanisme aquatique, car rien n'empêche d'utiliser les profondeurs de certains fleuves ou de modifier leur cours.

A cet urbanisme flottant et sous-marin viendra, un jour, s'ajouter l'archi­tecture pour cosmonautes. Comme ils devront effectuer des séjours sur des planètes lointaines, ils devront prévoir des abris climatisés qu'ils pour­ront emporter dans leurs bagages. Plusieurs études ont déjà été faites dans ce sens. 

18:45 Écrit par Luckybiker dans 09 Vers le XXIe siècle | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Pourrais-je avoir la référence du texte en bleu de "Frei Otto"?

Merci d'avance

Écrit par : Mick | 21/08/2009

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