25/02/2009

Vers le troisième millénaire.

Il est bien évident que dans le premier quart du XXIe siècle, on vivra dans l'architecture et l'urbanisme du siècle et même des siècles précédents. 

La plupart des projets dont sous avons parlé et qui sont adaptés à l'homme d'aujourd'hui, seront sans doute, dans certains cas, réalisés avec trente à cinquante ans de retard. Cette prospective sera à son tour devenue rétrospective. 

A moins qu'une révolution se produise, que l'architecture, considérée comme bien de consommation et non plus comme un luxe, se mette à proliférer comme ont proliféré soudain les voitures. Le monde risquerait alors de compter autant de villes mortes que de villes neuves. 

Le XXe siècle apparaîtra peut-être plus dans l'avenir comme une époque où les villes se sont mises à mourir doucement, ne serait-ce que par le seul fait que ce que nous appelons aujourd'hui des villes neuves ne sont conçues qu'en fonction des villes anciennes mourantes, et comme une sorte de sursis. 

Tatline - Monument à la IIIe republique 1920 [web520]


Tatline: Monument à la IIIè république (1920)

Lorsque les hommes se seront enfin décidés à repenser tout l'urbanisme en fonction des nouveaux moyens de communication, de climatisation et du besoin de mobilité, les villes mourantes deviendront rapidement des villes mortes, fardeau écrasant pour l'homme du troisième millénaire... 

L'une des objections couramment prononcées à propos de l'urbanisme spatial, c'est de mettre en doute l'éventualité de concentra­tions humaines gigantesques au profit d'un habitat dispersé. En fait, l'avenir sera aussi bien aux grandes concentrations qu'à l'habitat dispersé. Des villes qui seront le cerveau de certaines régions devraient en effet se développer dans l'avenir. Ces concentrations de bureaux ont tout intérêt à former une masse compacte, aux circulations verticales et horizontales limitant le temps de déplacement.

Ces villes-cerveaux peuvent présenter un aspect d'un dynamisme exaltant, mais qui s'accorde mal avec la détente que l'on cherche dans l'habitat. Le grand reproche que l'on peut faire à l'architecture contemporaine, c'est qu'elle n'a pas su imaginer des architectures fondamentalement différentes pour l'usine, le logement ,l'aéroport ou le bureau: tout est conçu, dans la plupart du temps, sur un même système de modulation. 

L'habitat individuel, qui aura enfin trouvé d'autres formes, pourra être accroché ou posé dans des structures collectives. Il pourra également, là où subsisteront encore de vastes espaces, se disperser. La dispersion et la mobilité de l'habitat peuvent être facilités par l'avènement de la maison autonome, c'est-à-dire la maison produisant elle-même son énergie et résor­bant ses déchets. Ne demandant pas d'infrastructure, cette maison pourrait être montée n'importe où, puis démontée, transportée et remontée ailleurs, au gré de l'habitant. 

18:30 Écrit par Luckybiker dans 09 Vers le XXIe siècle | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : tatline |  Facebook |

Commentaires

je crois qu'il s'agit plutôt du projet de monument dédié à la III° Internationale...

Écrit par : charles | 10/11/2009

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