01/02/2009

Jean-Claude Bernard: la ville totale

Le projet de ville Totale de Jean-Claude Bernard retrouve quelques unes des caractéristiques des villes anciennes, bâties en grappe sur une colline. La rupture qu'accomplit Bernard, c'est plutôt avec la ville éclatée, la ville dispersée, la ville labyrinthe, structure qui, pour lui, doit correspondre aux besoins de l'homme contemporain... 

...besoin psychologique, que nous retrouvons dans les enceintes des vieilles villes, constituant même comme une règle dans l'Orient moderne. Car cette complexité ne peut être attribuée au simple hasard, mais plutôt au goût étrange de taquiner et de faire peur, de donner le frisson et de frissonner, tout en s'efforçant de se sentir caché. Besoin de défense de la cellule familiale, de protection de l'individu au sein de la communauté. Ce goût du labyrinthe se traduit par une complexité des parcours de piétons et rend les groupements spontanés pleins de charme (même au sens magique), mais mystérieux pour l'étranger. 

JC Bernard - Ville totale [web520]


Jean-Claude Bernard: la ville totale.

La ville totale de Jean-Claude Bernard est donc un labyrinthe, mais un labyrinthe spatial. La ville est une grappe de bâtiments reliés les uns aux autres, s'interpénétrant, et conçue avec une profusion de sols arti­ficiels qui en arrive à supprimer la notion d'étages, un espace public ayant fonction de rue ou de place devant se trouver idéalement à la porte de chaque logis. 

La notion du bâtiment disparaît, les bâtiments étant in­tégrés à la masse homogène de la ville. Quant aux circulations, elles se font par "piétons mécaniques" et "motoplan". Les "piétons mécaniques" sont les circulations verticales à l'intérieur de mâts creux que nous avons déjà trouvés dans plusieurs projets précédents, notamment les pyramides de Maymont. A ces circulations verticales se joint un système horizontal mécanique, le "motoplan" fonctionnant sur le principe des ascenseurs, mais dans une gaine horizontale. La répartition des marchandises se ferait éga­lement par des systèmes mécaniques équivalents. 

La liberté est laissée au constructeur de créer son ambiance au moyen des éléments d'équipement. Ainsi se crée, à partir du jeu de l'ossature pri­maire de verticales et d'horizontales, du jeu des formes plastiques nées de la fonction, un ensemble d'espaces ouverts, fermés, fuyants, concaves, convexes, de destination plus ou moins fixe.

11:45 Écrit par Luckybiker dans 07 Seconde moitié du XXe siècle | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : bernard |  Facebook |

Commentaires

Bonjour Luckybiker,

Je me suis permis d'intégrer votre article pour le blog du Quartier de l'Horloge à Paris. Merci beaucoup pour pour votre contribution dans la blogsphère.

Quelle est votre source pour la photo de la maquette qui accompagne votre article?

Meilleures salutations
Tic-tac

Écrit par : Tic-tac | 16/01/2012

LuckyBiker,

Je souhaiterais rapidement prendre contact avec vous.
JND

Écrit par : JND | 12/05/2012

Bonjour,

Savez-vous d'où vient l'illustration avec les tours?

Merci d'avance pour votre réponse.

Coidialement
Tic tac

Écrit par : Tic tac | 29/12/2013

Bonjour,

Auriez-vous d'autres images de la Ville Totale?

Merci

Tic Tac

Écrit par : Tic Tac | 20/04/2015

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