15/12/2008

Ebenezer Howard (1850-1928)

L'idée de la nationalisation du sol trouvée chez Henry George, l'idée de coopération trouvée chez Bellamy, amenèrent Ebenezer Howard à concevoir une ville idéale qui soit réellement une communauté socialiste.

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Ebenezer Howard.

La cité-jardin définie par Howard dans son livre intitulé "Tomorrow a Peaceful Path to real Reform" (Londres 1898) est un organisme urbain qui ne se borne pas à vouloir être un mode de vie agréable, mais réaliser une synthèse de la ville et de la campagne, en construisant des petites cités ne dépassant pas le chiffre de 30.000 habitants, entourées de terrains agricoles qui empêcheraient l'extension de ces villes nouvelles. 

Chaque ville ne s'agrandirait que par la fondation d'autres cités sembla­bles, toutes reliées par des moyens de communication rapide. La cité-jardin de Howard n'est donc que l'unité première d'un vaste ensemble. Des usines situées à la périphérie de chaque cité permettraient de donner un emploi aux habitants, tout en leur évitant de longs déplacements.

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Ebenezer Howard: les trois aimants.

Sur les 30.000 habitants de chaque cité, 2.000 seraient uniquement agricul­teurs, l'idée dominante de Howard, comme pour la plupart des utopistes du XIXe siècle, étant de "ramener le peuple à la terre". 

Sur 2.400 hectares réservés à la cité, Howard n'en destine que 400 à la construction. Tout le reste sera ceinture verte. Au centre se situe le quartier commercial et administratif. 

Pour le tracé de sa ville, Howard repousse l'échiquier cher aux utopistes et adopte le plan radioconcentrique. Les habitations sont réparties sur cinq anneaux qui entourent le cœur de la cité.

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Ebenezer Howard: principe de développement d'une ville.

Six magnifiques boulevards traversent la ville en partant du centre et la divisent en 6 parties égales, ou quartiers. Au centre, un espace circu­laire est occupé par un beau jardin bien irrigué. Autour de ce jardin sont disposés les grands édifices publics. 

Les maisons sont, pour la plupart, construites soit en cercles concentri­ques face aux diverses avenues, soit en bordure des boulevards et des voies qui convergent vers la ville. Une grande variété règne dans l'architecture et la conception des habitations.

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La cité-jardin d'Ebenezer Howard.

Pour sa cité-jardin, Howard mit sur pied une étude économique qui fut d'ailleurs surtout la partie la plus prisée de son programme. L'un des aspects également révolutionnaire de la cité de Howard c'est qu'elle allait à contre-courant du système de la séparation des fonctions de la ville, ramenant dans un même organisme, l'habitat, le travail, la production agricole, les études et les loisirs. 

Une idée importante du projet est de faire de sorte que chaque quartier de la cité soit lui-même une petite cité autonome capable de se suffire à elle-même en attendre le développement et l'organisation des autres quartiers, grâce à la pluri fonctionnalité des locaux communs, Howard, comme tous les théoriciens des cités nouvelles, était persuadé que si sa cité-jardin idéale étant réalisée, d'autres cités-jardins semblables naîtraient spontanément.

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La cité-jardin d'Ebenezer Howard.

Malheureusement, s'il put réaliser une cité-jardin prototype, Letchworth, avec les architectes Barry Parker et Raymond Unwin, à partir de  1903, cette cité ne fut pas l'aimant escompté. Par ailleurs Letchworth et la seconde cité-jardin de Howard, Welwyn, de l'architecte Louis de Soisson, placées en orbite sur l'agglo­mération londonienne, ne réussissaient pas à décongestionner Londres. 

Après la première guerre mondiale, les théories de Howard exercèrent une influence en Angleterre, en Hollande, en Scandinavie, mais elles contri­buèrent plus à transformer et à améliorer les banlieues qu'à créer des villes nouvelles. Ce n'est qu'après 1914 que le gouvernement britannique adopta les principes d'Howard pour décongestionner les villes surpeuplées. Mais là encore chacune des villes nouvelles construite restait un organe isolé, ne se reliant pas à un vaste organisme réaménageant rationnellement le territoire.

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18:30 Écrit par Luckybiker dans 04 Théories transitoires | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : howard, cite-jardin |  Facebook |

Commentaires

L'element important que l'on retrouve dans le projet d'Ebenezer Howard avec les cites jardins, c'est l'aspect ecologique de l'espace urbain. Plus encore, la place de l'agriculture dans la peripherie urbaine renvoie inconsciemment aux temps des premiers etablissements humains dans les parages du croissant fertile. Pour leur part, les constructions en cercles concentriques donnent lieux a une sorte d'harmonie qui aurait pour objet de reduire les trop fortes inegalites spatiales et sociales.

Écrit par : Rigaud Duverna | 29/01/2011

Très bonne synthèse, Excellents commentaires mais format des illustrations trop petit, sans possibilité d'agrandissement. Dommage ! Je note votre site en favori.

Écrit par : Marc Fontaine | 04/09/2012

Je suis super vachement over méga content d'avoir trouver ce blog. J'ai put me taper une bonne bare avec les autres locataire de la maison de retraite. On s'est bien marré surtout sur la photo de votre gugusse.
Sur ce tchou petit bonhomme

Écrit par : Jean-Paule | 19/03/2013

je vous remercie pour cet article qui m'a aider à comprendre l'idée de Howard et m'a simplifier les concepts

Écrit par : nayssane | 23/09/2013

Merci pour cette liste d’annuaire de blogs, il est en effet plus constructif et efficace de privilégier la qualité à la quantité, d’autant plus maintenant avec l’algorithme de Google roi des animaux (panda et pingouin), bon référencement

Écrit par : officiel gollumelite | 24/11/2013

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