07/12/2008

Théories transitoires.

Durant la première moitié du XXe siècle, quelques architectes de génie, inspirés par les théories utopiques du siècle qui les a précédé, tentent de socialiser une architecture moderne qui, jus­que là, n'avait été consommée que par quelques rares privilégiés. C'est pourquoi, en utilisant les nouvelles techniques mises à leur dispo­sition (celles de l'acier et du béton en particulier), ces architectes et ces urbanistes se classent-ils à la fois dans les utopies sociales du XIXe siècle et dans les tendances d'avant-garde formelle et esthétique de la seconde moitié du XXe siècle. 

Car en effet, si Tony Garnier, Le Corbusier, Walter Gropius, F.-L. Wright et tant d'autres sont les promoteurs d'une architecture de masse acces­sible à tous, il est indéniable que leur influence esthétique marqua et marque encore profondément plusieurs générations d'architectes et d'urba­nistes. 

Ainsi donc, l'urbanisme du XXe siècle, qui succède au pré-urbanisme du XIXe siècle, est avant tout l'apanage de spécialistes, généralement architectes et urbanistes, au lieu d'être l'oeuvre de généralistes (historiens, économistes, hommes politiques,...) Cet urbanisme est en grande partie dépolitisé et assigne à tous ses praticiens une tâche pratique les réduisant à formuler et à appliquer des théories qui ont une prise directe sur le réel.

18:15 Écrit par Luckybiker dans 04 Théories transitoires | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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