28/02/2009

Paul Maymont: ville lunaire.

Paul Maymont a publié, lui aussi, un projet de ce que pourrait être une ville lunaire. De profil, elle ressemblerait à une sorte d'éventail ouvert. L'ossature serait constituée par des mâts tubulaires et des câbles préten­dus. Les revêtements seraient en toile d'acier et en matières plastiques. 

Quant aux fondations, constituées de cônes en tissus d'acier, ceux-ci seraient remplis de matières lunaires pulvérulentes. Le volume intérieur, climatisé, permettrait de créer une sorte d'oasis. 

Mais n'abordons-nous pas déjà les rives du IVe millénaire? Nous laissant aller aux griseries de la science-fiction, nous risquerions de faire oublier qu'à l'exception de quelques hypothèses non encore vérifiables tous les projets dont nous avons parlé sont immédiatement réalisables...

Paul Maymont - Ville lunaiure [web520]


Paul Maymont: ville lunaire.

18:00 Écrit par Luckybiker dans 09 Vers le XXIe siècle | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : maymont |  Facebook |

27/02/2009

Kenneth Snelson: les ballons métalliques

Kenneth Snelson a mis au point une "vertèbre" architecturale constituée d'un système de tubes et de fils assemblés de telle manière que le balancement, la compression et la tension des forces se combinent en donnant un maximum de rigidité et d'élasticité.

Cette structure appelée "Metallic Balloons" est extensible à l'infini par répétition du module. Pliée, elle peut être envoyée dans l'espace, réduite à un petit paquet. Cette structure de Kenneth Snelson qui peut supporter les vibrations et les chocs, résister aux tempêtes les plus violentes, prendre les formes les plus variées, est peut-être la "première pierre" d'une architecture du cosmos.

double shell form 1979 [web520]

 

double_star- 1959-1991 [web520]


Structures métalliques de Kenneth Snelson.

21:45 Écrit par Luckybiker dans 09 Vers le XXIe siècle | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : snelson |  Facebook |

26/02/2009

Une vision d'avenir

Selon la vision des années septante, contrairement à nos villes actuelles qui sont des désert minéraux, les villes de demain devraient être transparentes et répondre au postulat de l'urba­nisme spatial: elles se présenteront comme de échafaudages supportant les cellules d'habitation entre lesquelles l'air, la lumière circuleront. De plus, la nature sera sous la ville, non pas la nature factice de ce que l'on appelle aujourd'hui "espace vert", mais la nature sauvage ou cultivée. Les notions de secteur urbain et de secteur rural se trouveront ainsi singulièrement dépassées, et l'interpénétration de la ville et de la campa­gne, qui est une des aspirations de notre temps, rigoureusement accomplie. 

Grâce à une climatisation progressive de la ville puis, vraisemblablement, de régions entière sinon du globe lui-même, l'homme pourra procéder à un remodelage climatique et géographique du sol. Une fois les terres habitables climatisées, le logement n'a plus besoin que d'être une sorte de peau donnant l'intimité ou l'isolement souhaité. Une sorte d'architecture imma­térielle est donc alors envisageable. 

Les supports disparaîtront presque complètement et, lorsqu'ils existeront, on ne les remarquera plus. Les murs, les fenêtres et les portes subiront également des transformations profondes. Je pourrais m'imaginer qu'il n'y aura plus rien d'autre que des surfaces transparentes, opaques ou mobiles. 

Konrad Wachsmann. 

Il y aura des maisons dont les quatre murs seront tendus d'une fine membrane transparente maintenue par pression d'air (...). Dans les cellules destinées au sommeil, le climat sera plus tempéré; dans le volume enveloppant, il peut être vif. Par beau temps, les murs et le toit s'ouvrent, tout devient espace extérieur," 

Dès à présent, connaissant les propriétés physiques et chimiques de l'air, nous pouvons imaginer un équipement qui permettrait de construire des volumes sans emploi de matériaux. Pour l'instant, la dépense d'énergie nécessaire est trop élevée. Mais le jour viendra où nous saurons nous passer de matériaux de construction." 

La limite de l'art architectural tend en effet vers un art pur, dans un espace pur. (... ). Mais l'homme aurait encore le goût de planter autour de lui un décor qui lui procure des satisfactions purement esthétiques. 

Frei Otto. 

A la limite de l'aventure architecturale se situera donc un autre art de l'arrangement de l'espace.

 Precontinent II Mer Rouge 1963 [web520]

Precontinent II Mer Rouge 1963 Station superieure [web520]


Habitat sous-marin: Précontinent II, Mer Rouge - 1963

Enfin, il est un domaine qui n'a pas encore été exploité par l'architecte: le monde aquatique. Ce n'est d'ailleurs pas seulement d'urbanisme sous-marin qu'il faut parler, mais plutôt d'urbanisme aquatique, car rien n'empêche d'utiliser les profondeurs de certains fleuves ou de modifier leur cours.

A cet urbanisme flottant et sous-marin viendra, un jour, s'ajouter l'archi­tecture pour cosmonautes. Comme ils devront effectuer des séjours sur des planètes lointaines, ils devront prévoir des abris climatisés qu'ils pour­ront emporter dans leurs bagages. Plusieurs études ont déjà été faites dans ce sens. 

18:45 Écrit par Luckybiker dans 09 Vers le XXIe siècle | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

25/02/2009

Vers le troisième millénaire.

Il est bien évident que dans le premier quart du XXIe siècle, on vivra dans l'architecture et l'urbanisme du siècle et même des siècles précédents. 

La plupart des projets dont sous avons parlé et qui sont adaptés à l'homme d'aujourd'hui, seront sans doute, dans certains cas, réalisés avec trente à cinquante ans de retard. Cette prospective sera à son tour devenue rétrospective. 

A moins qu'une révolution se produise, que l'architecture, considérée comme bien de consommation et non plus comme un luxe, se mette à proliférer comme ont proliféré soudain les voitures. Le monde risquerait alors de compter autant de villes mortes que de villes neuves. 

Le XXe siècle apparaîtra peut-être plus dans l'avenir comme une époque où les villes se sont mises à mourir doucement, ne serait-ce que par le seul fait que ce que nous appelons aujourd'hui des villes neuves ne sont conçues qu'en fonction des villes anciennes mourantes, et comme une sorte de sursis. 

Tatline - Monument à la IIIe republique 1920 [web520]


Tatline: Monument à la IIIè république (1920)

Lorsque les hommes se seront enfin décidés à repenser tout l'urbanisme en fonction des nouveaux moyens de communication, de climatisation et du besoin de mobilité, les villes mourantes deviendront rapidement des villes mortes, fardeau écrasant pour l'homme du troisième millénaire... 

L'une des objections couramment prononcées à propos de l'urbanisme spatial, c'est de mettre en doute l'éventualité de concentra­tions humaines gigantesques au profit d'un habitat dispersé. En fait, l'avenir sera aussi bien aux grandes concentrations qu'à l'habitat dispersé. Des villes qui seront le cerveau de certaines régions devraient en effet se développer dans l'avenir. Ces concentrations de bureaux ont tout intérêt à former une masse compacte, aux circulations verticales et horizontales limitant le temps de déplacement.

Ces villes-cerveaux peuvent présenter un aspect d'un dynamisme exaltant, mais qui s'accorde mal avec la détente que l'on cherche dans l'habitat. Le grand reproche que l'on peut faire à l'architecture contemporaine, c'est qu'elle n'a pas su imaginer des architectures fondamentalement différentes pour l'usine, le logement ,l'aéroport ou le bureau: tout est conçu, dans la plupart du temps, sur un même système de modulation. 

L'habitat individuel, qui aura enfin trouvé d'autres formes, pourra être accroché ou posé dans des structures collectives. Il pourra également, là où subsisteront encore de vastes espaces, se disperser. La dispersion et la mobilité de l'habitat peuvent être facilités par l'avènement de la maison autonome, c'est-à-dire la maison produisant elle-même son énergie et résor­bant ses déchets. Ne demandant pas d'infrastructure, cette maison pourrait être montée n'importe où, puis démontée, transportée et remontée ailleurs, au gré de l'habitant. 

18:30 Écrit par Luckybiker dans 09 Vers le XXIe siècle | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : tatline |  Facebook |